samedi 21 novembre 2009

TROUBLES

J’ai mal à la tête à force de pensées. J’ai mal, tout court. Mon esprit s’emmêle. Le doute peut-il se retourner contre soi ? Moi, je ne sais plus. Toutes les pistes que j’avais tracées ont été balayées, et je me retrouve dans un univers obscur. Arrêt sur image. Panique, effroi, angoisse. Non, je ne sais plus. Où vais-je aller ? Je ne sais plus. Je suis une enfant dans le noir qui réclame la lumière. En vain. Je suis une enfant qui demande une main pour me guider. Quelqu’un est-il là pour me dire, comment on l’anticipe, l’avenir ? J’ai peur de me tromper de chemin, de faire les mauvais choix. L’inconnu me fige, l’inconnu me glace. Penser avenir, penser inconnu me ramène au passé. Mon agréable cocon. Mon refuge. Ma maladie. Et si j’arrêtais de grandir ? Et si je refusais les efforts du choix, et ceux de l’action ? Serait-ce être absente à la vie ?

vendredi 23 octobre 2009

IT'S BEYOND MY CONTROL

Haine. Au plus profond de mes entrailles. Violente. Grandissante. Encore plus violente. Calme toi. Allez, calme toi. Je parcours la pièce et revient sur mes pas. Saccadés. La respiration haletante. Qu'on cesse de me répéter de me maîtriser. De reprendre le contrôle.
Haine. Aurai-je la force de me contenir si je t'avais en face de moi? Qu'importe les cicatrices. Te défigurer. Me battre. A coups d'ongles et de pieds. Des larmes ravageuses roulant sur mon visage. A l'évidence, je n'ai plus rien d'un ange sur un paradis terrestre. Plus de douceur. Plus de bonté. Plus de compréhension. Toute volonté n'est plus qu'anéantissement de ton être. Dépossession. Violente. Grandissante. Encore plus violente. Moi et autre à la fois. Je suis là. Toujours. Les traits déformés par la,
Haine. A présent maîtresse de mon univers.

vendredi 18 septembre 2009

LIMITES

Ta voix caresse encore mes tympans et tes mains parcourent mon visage. Tes yeux. Tes yeux m’observent. Eux seuls comptent. Mélangeant compréhension, refus forcé, douceur et agressivité. Ton combat, je le lis. Tu sais, mon amour, cela m’a suffit pour déceler le moindre de tes états passagers. Tout en toi n’est qu’affrontement. Entre volonté et raison, tu glisseras malgré tout dans l’abîme. Dis le moi, que faut-il faire ? Suivre ses désirs, ou bien écouter cette voix de la sagesse, qui s’acharne à nous faire croire qu’elle a raison ? Comme si sous un air tout puissant, elle chercherait à nous écraser par son imposante supériorité. Parce qu’elle tente de nous persuader que nous, sous le symbole de la jeunesse naïve, nous fonçons tête baissée dans un mur. Et puis, tiens, si on le savait ? Chaque jour, chaque nuit, nous en prenions un peu plus conscience. On se détruisait. On s’auto détruisait. Ne dis pas le contraire, nous vivions dans l’illusion la plus complète, reniant le mal que créait un choix. Notre choix. On ne pouvait s’avouer vaincu, déposer les armes et admettre que, pour une fois, nous nous étions peut-être trompés. Qui sait, si le lendemain tout ne s’arrangerait pas ? Un grand pas en avant ? Non, bien sur. Et notre amour devenait source de tourments. Et de dangers. J’étais aussi perdue que dans un labyrinthe sans issues. Abandonnée. Apeurée. En contradiction avec moi-même. Sans ne savoir que faire, quel chemin prendre et si je devais rester là à attendre, à attendre en vain, ou bien tenter de trouver un moyen de libération.